Détournement de 57 milliards $ par le fédéral : Lettre ouverte de Mario Beaulieu, chef du Bloc québécois

MARIO BEAULIEU | LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 27 JUILLET 2014

 

La récente décision de la Cour suprême d’invalider le recours des syndicats québécois dans le dossier du détourne­ment par l’État fédéral des 57 milliards $ de la caisse de l’assurance-emploi est tout simple­ment immorale.

Pourquoi? Parce que dans un État de droit, c’est la légitimité qui doit guider la légalité et non l’inverse. Alors, comment peut-on tolé­rer que le fédéral, avec la bénédiction de son plus haut tribunal, se permette un détournement de fonds en toute impunité alors qu’il sanctionnerait tout individu qui ferait le même geste? Faut-il s’étonner, après cela, du cynisme grandissant face aux élus et aux institutions devant une scène aussi désolante?

Depuis 1996, les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa se sont servis de leur pouvoir pour orchestrer un détournement de fonds qu’une Cour, semble-t-il, considère comme légal et non punissable. En 2008, la Cour suprême avait jugé illégal le détournement des surplus pour les années 2002, 2003 et 2005, sans toutefois contraindre le gouvernement à rembourser ce qu’il avait pris dans la caisse de l’assurance-emploi. En tout, ce sont 57 milliards $ qui ont été soutirés aux travailleurs. À l’époque, le gouvernement Harper avait pourtant lui-même reconnu que l’argent avait été détourné puisqu’il appartient aux coti­sants (les travailleurs et les employeurs). Comment peut-il aujourd’hui se soustraire à son obligation morale de rembourser au moins 15 milliards sur les 57 milliards détournés, comme le revendiquent raisonnablement les centrales syndicales? C’est litté­ralement du vol.

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Bernard Landry presse le PQ d’adopter les manières du Bloc : Le ton plus tranché de Mario Beaulieu serait la voie à suivre

MARIE VASTEL | LE DEVOIR |  25 JUILLET 2014

Photo : tayaout-nicholas

Le projet souverainiste est le même, la stratégie du Parti québécois et du Bloc pour y arriver devraient l’être aussi, de l’avis de Bernard Landry. L’ancien premier ministre québécois voit d’un bon oeil le discours indépendantiste plus tranché du nouveau chef bloquiste, Mario Beaulieu. Et il estime que les péquistes devront suivre la même voie lorsqu’ils se choisiront un chef.

L’élection de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois a beau avoir froissé certains militants et anciens députés — et l’ex-chef Gilles Duceppe —, Bernard Landry, lui, endosse le discours de l’indépendance avant tout martelé par le nouveau leader.

Reprenant le laïus de M. Beaulieu, l’ancien premier ministre péquiste souligne à son tour que « ce qui est important, c’est de parler franchement au peuple, les yeux dans les yeux. […] Avoir un discours convivial, mais clair et précis ». Les bloquistes, comme les péquistes, doivent absolument parler davantage de souveraineté.

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Le chef du Bloc québécois offre ses condoléances aux familles des victimes de l’écrasement du vol d’Air Algérie

COMMUNIQUÉ DE PRESSE | BLOCQUEBECOIS.COM | 24 JUILLET 2014

Montréal, Québec - Le Chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, offre ses sincères condoléances aux proches des victimes de l’écrasement du vol AH5017 d’Air Algérie, qui a fait 116 morts. 

« Je suis de tout cœur avec les proches des victimes qui ont perdu la vie lors de l’écrasement d’avion survenu au Mali aujourd’hui. Je sais que des familles québécoises ont été directement touchées par cette tragédie; je leur envoie tout le courage nécessaire pour passer à travers cette dure épreuve », a déclaré Mario Beaulieu.

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Entrevue avec Mario Beaulieu : « Les indépendantistes ont soif d’action »

PIERRE CLOUTIER | LA VIGILE | 14 JUILLET 2014

 

Militant indépendantiste et chef du Bloc québécois depuis le 14 juin 2014, Mario Beaulieu a été également candidat du Bloc québécois en 1997, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal entre 2008 et 2014 et président du Mouvement Québec français. Il répond ici à nos questions.

Q — M. Beaulieu, vous venez d’être élu comme chef du Bloc québécois. Dans votre discours d’intronisation, vous n’avez pas prononcé une seule fois le mot « souveraineté » pour lui préférer le mot « indépendance ». Est-ce voulu de votre part et ne craigniez-vous pas que cela puisse déplaire aux « souverainistes » dits « modérés » autant péquistes que bloquistes ?

Au Congrès du Bloc québécois de mai dernier, les membres ont décidé de remplacer le mot souveraineté par le mot indépendance. Bien que les mots souveraineté et indépendance soient essentiellement des synonymes, je préfère le mot indépendance parce qu’il ne comporte pas de référence étymologique à la monarchie.

Mais qu’on utilise le mot souveraineté ou indépendance, notre objectif est le même, que le Québec devienne un pays libre comme les 193 autres nations dans le monde qui ont acquis ce statut jusqu’à maintenant. L’indépendance complète, ou la « vraie souveraineté », consiste à agir collectivement, majoritairement à tous les paliers, autant sur le plan central que sur le plan régional.

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